25/05/2009
La Cour dit que Leonor Cipriano a menti et demande une enquête judiciaire
Le groupe de juges qui a présidé le procès des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire va demander au Ministère Public (MP) l'ouverture d'une enquête judiciaire à Leonor Cipriano pour le délit de fausses déclarations lors du procès ou Gonçalo Amaral a été condamné.
Selon l'agence Lusa, la Cour a constaté "des incohérences flagrantes et importantes de la part de Leonor Cipriano dans les déclarations qu'elle a fait lors des sessions du jugement, ce qui a déterminé l'extrait d'une attestation, à laquelle une copie des enregistrements a été rajoutée.
Leonor "a disposé (...) d'une longue opportunité pour révéler la vérité" lors des audiences au Tribunal de Faro, mais "elle a profité essentiellement de cette opportunité pour mentir", peut-on lire dans la décision présentée vendredi dernier.
"Que la Cour ait reconnu que Leonor a menti pendant tout le procès ne surprend personne, ce qui est surprenant et inacceptable c'est que l'on a condamné deux inspecteurs sur la base de ses mensonges," a commenté une source du syndicat de la PJ.
"Leonor Cipriano a menti sur la façon dont on l'a battue, sur l'identification des personnes qui l'ont battue, sur le temps et la manière dont elle aurait été battue, enfin, elle a menti sur tous les aspects essentiels dans les déclarations qu'elle a faites", souligne la décision.
Malgré le fait que le collectif de trois juges et 4 jurés admettent que Leonor a présenté "des versions très différentes pour les mêmes faits" — lire aussi "La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès" — deux des cinq professionnels de la PJ ont été condamnés à des peines avec sursis : Gonçalo Amaral, ex-coordinateur du Département d'Investigation Criminelle de la PJ de Portimao, a été condamné à un an et demi pour fausses déclarations, alors que l'inspecteur Antonio Cardoso a été condamné à deux ans et trois mois pour falsification de documents.
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24/05/2009
La condamnation de Gonçalo Amaral a été aussi atypique que le procès
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La décision du jugement du "cas Leonor Cipriano", où deux des cinq inspecteurs et ex-inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont été condamnés, a fini par se révéler aussi atypique que le procès : le tribunal de Faro a considéré la pratique de la torture comme prouvée, mais n'a pas pu indiquer qui étaient les supposés agresseurs.
Au cours de toutes les sessions de la Cour, aucun témoin des soi-disant actes de torture n'a été présenté, et la décision a fini par se baser sur les rapports des experts en médecine légale, faits non pas à partir d'un examen physique de Leonor Cipriano, mais à partir de photos publiées des années auparavant par le journal Expresso et dont l'authenticité est toujours mis en doute.
Vu l'importance attribuée aux photos, il est d'ailleurs étrange que la Cour n'ait pas tenu compte des doutes qui persistent encore au sujet de leur origine. Des doutes qui auraient pu être clarifiés si la défense avait été autorisée à entendre l'ex-journaliste qui était responsable de leur divulgation, aujourd'hui bâtonnier de l'Ordre des Avocats — avec la décision astucieuse de mettre l'Ordre comme assistant dans le procès, Marinho Pinto maintenait ainsi le contrôle sur ce qui se déroulait au Tribunal de Faro et, en même temps, échappait à l'interrogatoire.
En lisant le jugement final, on peut en conclure que la Cour a soutenu sa décision en se basant sur les photos, crédibles ou pas, puisqu'elle ne pouvait pas se baser sur Leonor Cipriano qui, pendant tout le procès, a fait de nombreuses déclarations contradictoires, confirmant ainsi l'analyse faite par l'expert Paulo Sargento qui l'a décrivait comme une menteuse compulsive.
Leonor a changé sa version sur la manière dont elle aurait été agressée, les jours et les heures, à plusieurs reprises, mais aussi le lieu où tout se serait déroulé et même au sujet de ses agresseurs : un jour, elle impliquait directement l'ex-coordinateur Gonçalo Amaral, le lendemain elle avouait qu'elle ne l'avait même pas vu le jour des interrogatoires.
Paulo Pereira Cristovao, Leonel Marques et Paulo Marques Bom, accusés d'actes de torture, ont été innocentés, alors qu'Antonio Cardoso et Gonçalo Amaral ont été condamnés à des peines avec sursis : deux ans et trois mois et un an et demi de prison, respectivement.
L'effet "boule de neige"
Le rapport d'Antonio Cardoso, qui lui a valu sa condamnation, et dans lequel l'inspecteur décrivait de quelle manière Leonor Cipriano est tombée dans les escaliers, n'a pas été transmis au laboratoire de la police scientifique où un expert aurait pu découvrir une fausse signature, un changement de date ou même la substitution de passages dans le texte : le juge Henrique Pavão, au nom du collectif, au moment de considérer que la torture était prouvée, a automatiquement retiré la valeur du rapport de Cardoso – s'il existait de la torture, alors le rapport doit être faux.
C'est dans ce contexte que l'ex-coordinateur de la PJ, Gonçalo Amaral, finit par être condamné : dire que torture a existé, c'est affirmer que Cardoso a menti en écrivant son rapport de service, alors – peu importe qu'il dise la vérité ou pas — Amaral devait être condamné. N'était-ce pas l'objectif initial ?
— Comme on dit en France "c'était Q.F.D."
Duarte Levy
04:39 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pj, gonçalo amaral, leonor cipriano
24/01/2009
Marcos Aragão Correia : Le retour
L’avocat de Léonor Cipriano, Marcos Aragão Correia, a vu la suspension, instaurée par l’Ordre d’Avocats, levée, mais il devra encore faire face à un procès disciplinaire pour ses actes dans l’affaire Madeleine McCann, mais aussi dans le cadre du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire.
Égal à lui-même, l’avocat qui se dit également médium accuse maintenant le juge président du Tribunal de Faro, Henrique Pavão, d’avoir une "liaison dangereuse" avec maitre António Cabrita, défenseur de Gonçalo Amaral.
Les accusations de Marcos Aragão Correia ont été proférées après son expulsion de la salle d’audience du tribunal, suite à sa suspension par le Conseil Déontologique de l’Ordre des Avocats à Madère. Selon l’avocat, une plainte contre le juge aura été déposée auprès du Conseil Supérieur de Magistrature.
Marcos et l'affaire Maddie
Le 6 mai 2007 (3 jours après la disparition de Madeleine) Marcos Aragão Correia, affirme que de prétendues sources dans la pègre lui ont indiqué que Madeleine McCann avait été violée et tuée et que son corps aurait été jeté dans un "sombre lac". Pressionné afin d’identifier ses prétendues sources, il finit par changer sa version de l’histoire et se dit spiritualiste, médium : après avoir participé dans une réunion de spiritualistes la nuit du 5 mai, l’avocat prétend avoir eu une vision d’un enfant de quatre ans "enlevé, violé, tué et puis son corps jeté dans un lac ou dans un barrage".
En octobre 2007, il prétend avoir envoyé une lettre recommandée depuis l’ile de Madère vers Rothley, adressée aux McCann et contenant prétendument des détails, des indices et des preuves déterminantes dans l’affaire. Il prétend également avoir informé la Police judiciaire au Funchal (Madère).
Le même mois, il annonce que la fameuse lettre n’est jamais parvenue aux mains des McCann malgré le fait que quelqu’un aurait signé pour sa réception.
En novembre 2007, il décide de poursuivre en justice les services postaux portugais, les CTT, les accusant de ne pas avoir correctement livré la lettre aux McCann. Selon l’avocat, un fonctionnaire des services postaux aurait indument signé la réception du courrier, mais sa plainte en justice est jugée non fondée et il est condamné à payer les frais de justice, soit la somme de 100 euros.
En déclarations à la presse, Marcos prétend qu’il a uniquement écrit aux McCann leur donnant des informations faute de réponse de la part de la PJ aux indications qu’il aurait prétendument fournie à Madère.
En décembre 2007, la liaison entre l’avocat et les détectives privés au service des McCann devient évidente, c’est alors qu’il va devenir plus insistant sur sa version de la présence du corps de Maddie dans les eaux du barrage d’Arade ou il va payer des plongeurs britanniques pour sonder les profondeurs.
Présenté par les médias britanniques comme un bon samaritain, l’avocat affirme payer les 1250 euros journaliers dépensés avec les plongeurs, appartenant à la société Dive Time de Lagos, avec l’argent de Metodo 3.
Si le bon samaritain n’a pas le sens du ridicule, il a toutefois la notion de la valeur des médias et il trouve le moyen d’alerter les médias britanniques et portugais pour qu’ils soient présents aux moments clés de ses recherches : d'abord, il ressort de l’eau un anodin morceau de corde qu’il va utiliser pour faire passer l’image d’un enfant attaché, après ce sont des sacs en plastique noir contenant des os d’animaux, mais qu’il va arriver à faire passer le message de qu’il pourrait s’agir des os de la main d’un enfant. Finalement, après l’intervention de la PJ, il va s’avérer qu’il s’agissait vraiment des os de chats.
Il pousse le vice jusqu’à affirmer être certain à 99 % que le corps de Madeleine sera retrouvé dans le barrage.
Malgré l’intervention des autorités portugaises confirmant que les os provenaient bien d’une portée de chatons, les maigres retrouvailles de Marcos Aragão Correia – du moins c’est ce qu’il affirme à la presse – vont être envoyés à Barcelone ou Metodo 3 aurait des spécialistes prêts pour effectuer des examens. Des résultats qui n’ont jamais été divulgués car, comme il était devenu évident, il n’y avait rien à dire, confirmant une fois encore que l’unique objectif de l’avocat était celui de nourrir le doute envers l’enquête officiel.
Aujourd’hui, Marcos Aragão continue son travail, il est devenu l’avocat de Léonor Cipriano, même si son objectif principal reste l’ancien coordinateur de l’enquête à la mort et disparition de Madeleine McCann : Gonçalo Amaral.
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22/01/2009
Avocat de Léonor Cipriano suspendu et expulsé du tribunal
Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor Cipriano, a aujourd'hui été suspendu préventivement par le Conseil Déontologique de l’ile de Madère et expulsé de la salle du Tribunal de Faro ou avait lieu la neuvième session du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire accusés d’agression.
L’avocat – qui se dit également médium – a dû être notifié, en début de session, en pleine salle du tribunal, car il n’avait pas encore communiqué sa nouvelle adresse à Portimão, où, du moins, il dit résider à l’heure actuelle. La notification a été faite par un fonctionnaire de l’Ordre des Avocats de la région de Faro, Helder de Sousa, qui a informé l’avocat que sa suspension était liée à diverses "procédures disciplinaires en cours à Madère", d’où est originaire Marcos Aragão.
Visiblement en colère, Marcos Aragão a quitté la salle du tribunal pour revenir une heure plus tard assurant avoir envoyé "plusieurs fax" à Madère et avoir reçu la garantie de ne pas être suspendu : "J’aurais du communiqué ma nouvelle adresse, à Portimão, mais je ne l'ai pas fait. Tout est en ordre et je peux retourner à la salle", assurait.
Malgré les protestations de l’avocat de Léonor Cipriano, le juge Henrique Pavão a refusé son retour tant que le tribunal n’aurait pas reçu l’accord du Conseil Déontologique de l’ile de Madère à l’origine de la suspension : "Vous êtes suspendu. Il vous faut quitter cette salle à bien ou a mal", a ordonné le juge.
Lésions toujours suspectes
Les blessures que Leonor Cipriano présente dans les photos montrées au tribunal auront été faites en deux moments distincts, c’est la conclusion d’une spécialiste en médecine légale, Rosa Maria da Silva.
Selon cette experte, "il y a eu au moins deux épisodes traumatiques" ou les blessures de l'assistante dans le procès, Leonor Cipriano, ont pu être provoquées, étant toutefois impossible de déterminer si les blessures ont été provoquées par les prétendues agressions ou tout simplement par une chute dans les escaliers.
Deux experts avaient déjà défendu dans une précédente session du jugement, le 27 novembre 2008, que les blessures de Leonor Cipriano qu’on peut observer dans les photos n'avaient pas été commises toutes dans la même période de temps, car elles ont "des couleurs différentes".
En absence de Marcos Aragão Correia (lire plus haut), suspendu préventivement, les intérêts de Leonor Cipriano, assistante dans le procès des inspecteurs de la Police Judiciaire, ont été sauvegardés par l’attribution d’un avocat commis d’office.
La prochaine séance du jugement a été marquée pour le vendredi 20 février, à 10 h.
13:19 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marcos aragão correia, faro, pj, leonor cipriano, joana cipriano, gonçalo amaral, duarte levy
17/01/2009
Joana est morte (*)
"Il n’y a qu’une seule vérité dans cette déclaration, Joana est morte, le reste n’est plus qu’un tissu de mensonges"
Lire aussi : Joana serait morte sous les coups de son oncle
Il y a quatre ans, un enfant a été tué aux mains de sa mère et de son oncle. Son crime a été de les avoir surpris en plein acte sexuel. Elle s'appelait Joana et, outre le fait d’être négligé par sa mère, elle serait victime d'abus sexuels.
Hier, la mère, judiciairement déclarée responsable de son décès, a signé, depuis la prison d’Odemira, une déclaration où elle confirme tel décès, en attribuant l’unique responsabilité à son frère.
Il n’y a qu’une seule vérité dans cette déclaration, Joana est morte, le reste n’est plus qu’un tissu de mensonges d'une personne qui a été déclarée psychopathe social et qui, depuis le premier moment, ment a la justice.
Au contraire d'autres enfants assassinés, les responsables ont été amenés à la justice et condamnés pour l'hideux crime.
À la mère de Joana il ne suffit pas de demander pardon, elle doit cesser les mensonges et dire la vérité. Celui-là sera le moment de la vraie rédemption et alors l'âme de Joana reposera en paix.
Joana a souffert en vie et au moment de son décès violent , il n'a pas été possible d'éviter tels sacrifices, mais nous avons contribué à que justice soit faite.
C’est a cause de ce cas ci e d’autres que nous avons de l'orgueil d’avoir été policier, pouvoir regarder le ciel et dire : par la grâce de Dieu… j'ai été policier.
Gonçalo Amaral
(*) Chronique d’opinion de Gonçalo Amaral publié dans le quotidien portugais "Correio da Manhã"
Note : Léonor Cipriano a eu plusieurs versions à propos de la disparition et mort de sa fille depuis septembre 2004. Plus récemment, elle a dit ne pas savoir ce qu’étais arrivé à sa fille Joana. Plus, elle a même affirmé croire que Joana était toujours en vie.
Ces affirmations ont été faites dans la salle du Tribunal de Faro, devant les juges, le jury et le public du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire.
Ce n’était qu’une énième version… Aujourd’hui, quelques versions plus tard, la mère de Joana révèle que sa fille a été tuée par son oncle João Cipriano.
21:00 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gonçalo amaral, correio da manhã, joana cipriano, joão cipriano, leonor cipriano
L’affaire Cipriano : Joana serait morte sous les coups de son oncle
Nouveau témoignage à été écrit par Marcos Aragão
L’avocat Marcos Aragão Correia a révélé hier à la presse, en marge du jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), un document signé par Léonor Cipriano, ou la mère de Joana accuse son frère, João Cipriano, d’être l’unique auteur de l’assassinat de la petite fille.
Dans ce document de huit pages, écrit par la main de l’avocat, Léonor Cipriano explique que son frère l’a convaincue à vendre Joana, mais que "les personnes n'avaient pas l'argent promis (une somme que Léonor n'a pas révélée) et João n'a pas livré la fille".
(Pour lire le document au complet, consultez ici les photos ou le PDF).
Cette énième version serait, selon Marcos Aragão, "la véritable histoire," le témoignage de Léonor racontant exactement ce qu’aurait arrivé à sa fille Joana, disparue en septembre 2004.
"Quand Joana est sortie de la maison, l'intention était de la livrer aux personnes et simuler un rapt", affirme l’avocat, expliquant que son oncle, João Cipriano, avait emporté les vêtements de la fillette dans un grand sac.
Selon Marcos Aragão, Joana aurait tout entendu de la discussion entre João et les acheteurs, menaçant son oncle "qu’elle allait tout raconter," après quoi "il aurait commencé à la battre finissant par la tuer".
D’accord avec ce nouveau témoignage, écrit par Marcos Aragão, Léonor n’était pas présente au moment de la mort de Joana mais João Cipriano lui aurait confessé son crime: quand il est retourné à maison il a essayé de cacher l'homicide, mais, devant l'insistance de Léonor, qui aurait détecté des taches de sang dans les pantalons de son frère, João a fini par admettre avoir tué Joana et avoir caché le corps dans un endroit proche de la maison avant de l’enterrer le lendemain.
Énième version vise l’ex-coordinateur Gonçalo Amaral
C’est en marge du procès des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire que Marcos Aragão Correia – le même avocat qui affirmait avoir eu une vision de que le corps de Maddie était dans les eaux profondes du barrage d’Arade — à choisie de présenter le document à la presse soulignant que Léonor "a décidé d'oublier et de dire qu'elle ne savait de rien" à cause des "menaces de son frère", mais que la confession de sa participation dans la mort de Joana aurait été faite "sous torture" quand elle a été entendue par les inspecteurs de la PJ.
La nouvelle version des faits entourant la mort de Joana serait d’ailleurs utilisée par l’avocat de Léonor pour pointer du doigt l’ancien inspecteur et coordinateur Gonçalo Amaral, responsable pour l'enquête à la disparition et mort de Joana en 2004 et de Madeleine McCann en 2007.
Dans le document que l’avocat a écrit et que Léonor signe, l’ancien inspecteur est accusé de connaitre la vérité : "Si monsieur Gonçalo le sait, alors pourquoi a-t-il demandé qu’on me batte ? Pourquoi ?".
En déclarations à la presse portugaise, l’ancien coordinateur du DIC de la PJ à Portimão, s’est contenté de dire que Léonor Cipriano a déjà été considérée comme psychopathe (voir vidéo du psychologue Paulo Sargento) et qu’elle ment, soulignant que la mère de Joana, aussi bien que son frère João ont été jugés et condamnés pour la mort de Joana, tout "le reste sont des mensonges qui circulent".
L’avocat de Gonçalo Amaral, António Cabrita, va plus loin et après avoir considéré que le document présenté par Marcos Aragão n’a aucune relevance pour le procès en cours contre les cinq inspecteurs, affirme ne pas croire qu’il s’agit d’un discours de Léonor, mais plutôt l’œuvre de quelqu’un d’autre : "une évidente Instrumentalisation de la détenue à d'autres fins", notamment souiller l’image de Gonçalo Amaral.
Révision de la condamnation de Léonor doit attendre la fin du jugement d’Amaral
La demande de révision de jugement de Léonor et João Cipriano restera à attendre le résultat final du procès des cinq inspecteurs de PJ, accusés d’avoir commis des actes de torture au cours d’un interrogatoire, le lendemain de la confession de Léonor en présence de son avocat de l’époque.
En novembre 2005, les deux frères ont été condamnés, respectivement, à 20 ans et quatre mois de prison et à 19 ans et deux mois, mais, en mai 2008, la Cour Suprême de Justice a réduit les peines pour 16 ans et huit mois de prison.
10:46 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marcos aragão correia, gonçalo amaral, antónio cabrita, joão cipriano, joana
16/01/2009
L’affaire Cipriano : Leonor change d’histoire une nouvelle fois et accuse l’oncle d’avoir tué Joana
Léonor Cipriano, la mère de Joana, la petite fille de sept ans disparue au sud du Portugal en décembre 2004, à une nouvelle fois changé sa version des faits, cette fois-ci à propos de la mort de sa fille.
Jugé et condamné pour l’assassinat de Joana, Léonor Cipriano participe aujourd’hui dans le jugement des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) portugaise, accusés par le Ministère Public d’avoir commis des actes de torture à son encontre.
Hier, comme avait d’ailleurs "prédit" son avocat, Marcos Aragão Correia, à l’occasion du lancement de son livre, Léonor Cipriano a accusé l'oncle de Joana d´avoir assassiné l’enfant après avoir essayé de la vendre.
Selon Léonor, dans un document signé hier en prison, João Manuel Domingos Cipriano aurait tué Joana après avoir raté la livraison de l’enfant à ses acheteurs.
Aujourd’hui, vers 16 heures (15 h au Portugal) Marcos Aragão Correia, l’avocat de Léonor, accompagné du beau-père de Joana, António Leandro David Da Silva, lira un communiqué à la presse, devant l’entrée du Tribunal de Faro ou se déroule le jugement des inspecteurs de la PJ. Après ce communiqué, le document, au total de huit pages, sera livré au Ministère Public.
Une affaire réveillée pour servir le cas Madeleine McCann
Après avoir trainé dans les tiroirs du Ministère Public pendant plusieurs années, pendant lesquelles les différents procureurs n’ont jamais réussi à établir avec certitude si Léonor Cipriano a été véritablement agressé et par qui, il a fallu l’affaire Madeleine McCann et un "divorce" de plus entre la police et les magistrats, pour que cinq inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ) soient accusés d’actes de torture… parmi eux le responsable de l’investigation à la disparition de Maddie.
Étonnamment, Gonçalo Amaral n’est devenue arguido dans ce procès qu’après avoir considéré les parents de Maddie comme suspects dans la disparition de leur fille, ce que tout policier aurait fait au vu des divers éléments de l’enquête.
Même si tous les spécialistes sont d’accord pour affirmer que l’affaire Joana Cipriano n’a aucune relation avec la disparition et mort de Madeleine McCann, les médias britanniques (et quelques portugais) ont été instigués à "réveiller" cette histoire afin de mettre en cause le responsable de l’enquête au sein de la Police Judiciaire, Gonçalo Amaral.
Aujourd’hui, quatre ans après l’assassinat et la disparition du corps de Joana, Marcos Aragão Correia, l’avocat qui a travaillé avec les détectives espagnols de Metodo 3 au service de Kate et Gerry McCann est devenu également l’avocat de Léonor Cipriano et continue à vouloir lier les deux affaires, visant à chaque fois le travail de Gonçalo Amaral.
"Indépendamment de tout ce que concerne l’affaire Cipriano – ou il n’a rien à cirer — si Marcos Aragão Correia réussit à ternir l’image d’Amaral, il aura par la même occasion réussi à redorer l’image des McCann," affirme un spécialiste en communication de la Police Judiciaire, soulignant que "c’était l’objectif tracé avec les Espagnols".
Lire aussi :
Marcos Aragão Correia : à une "vision" de l’affaire Cipriano
Jugement de Gonçalo Amaral le 24 octobre
Mère de Joana condamné une nouvelle fois
"Nous l’avons battu (Léonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"
Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions
Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento
11:08 Publié dans L'affaire Joana Cipriano | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : joão cipriano, leonor, joana, marcos aragão correia
27/11/2008
Affaire Cipriano : Extrait d'entrevue avec le psychologue et professeur universitaire Paulo Sargento
Duarte Levy interviewe Paulo Sargento — enregistré à Lisbonne, 18 octobre 2008
Duarte Levy : Quelle crédibilité ont les déclarations de Leonor Cipriano concernant les agressions, dont elle prétend être une victime ?
Paulo Sargento : Et bien, l'histoire de Leonor Cipriano aussi bien que celle de son frère, est une de compliquée, parce que, précisément de ce que nous savons, même en termes de tests, des tests qui ont été réalisés à différents moments, sur le frère et sur Leonor, est que leur crédibilité est réduite. Réduite dans le sens où tous les deux sont diagnostiqués ayant des désordres antisociaux avec un degré important de psychopathie.
Généralement, ce type de personne a en réalité une obligation de mentir, dans des circonstances ou le mensonge sert leurs buts, sert l'individu.
C'est-à-dire, ce n'est pas une impulsion de réduire l'anxiété, mais d'atteindre un objectif. Et dans ces circonstances, c’est toujours de crédibilité beaucoup plus réduite.
Quand nous parlons d'une personne, qui a un degré important de psychopathie, et confirmant cette idée… En fait elle, je parle d’elle puisqu'elle a été publiquement confirmée dans des rapports de l'Institut de la Réinsertion Sociale dans différentes circonstances et aussi, dans un rapport de la Commission de Protection de Mineurs d'où ce diagnostic est avancé. Donc, ce type de personne avec ce type de trouble de la personnalité, en réalité ils ont peu de crédibilité dans le sens qu'ils mentent en grande partie pour atteindre leurs buts.
Cela signifie d'une manière prosaïque que du point de vue de l'attribution de leurs jugements moraux, ces personnes ne voient pas de moyens d’atteindre des buts. Et quand en vue est le leur… mettons-le entre parenthèses `pour sauver leurs peaux ' ils peuvent mentir avec conviction.
Dans ces circonstances, leurs témoignages devront être correctement évalués par des spécialistes, de sorte que nous puissions avoir la pleine portée de la véracité, pas de la véracité, mais de la crédibilité de leurs déclarations.
Duarte Levy : Concernant Leonor et son frère, lequel des deux est la personne dominante ? Si en fait ça se produit.
Paulo Sargento : Nous n'avons pas de données… De ce que nous avons du point de vue public, il n'y a pas assez de données pour le savoir, mais il y a un facteur très curieux, qui est celui où le frère dit de façon insistante que `si ma sœur parle je parlerai également'. C'est une reconnaissance publique d'un genre d'assujettissement. Et la totalité du protagoniste de l’affaire relatif à Leonor Cipriano nous donne également un sens matriarcale – c’est à dire du protagoniste dans l'événement entier du crime, ou pas.
Mais la première question à souligner, et ça en est une facile à souligner dans chacune des entrevues données, est que quand le cercle commence à se resserrer, quand ils sont arrêtés, il dit ceci une ou deux fois : `si ma soeur parle je parlerai — je parlerai seulement après qu'elle parle' - ce qui lui donne le protagoniste et répondant à la question, elle est probablement un peu plus d'un commandant que lui.
Entrevue exclusive par Duarte Levy. Image par Joana Morais. ©Tous droits réservés.
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18/11/2008
Médecin dénonce que les photos ne correspondent pas aux lésions
L'affaire Léonor Cipriano : le son ne va pas avec l'image
Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre
(Mise à jour)
Selon le médecin du Centre de Santé d'Odemira, ou Léonor Cipriano avait été observé quelques heures après les allégués agressions des inspecteurs de la Police Judiciaire (PJ), les traces qu'il à constaté au moment de la consultation ne correspond pas aux bleus qu'ont peux observer sur les photos présentées au tribunal de Faro.
La reprise du jugement des cinq inspecteurs de la PJ, accusés d'actes de torture à l'encontre de Léonor Cipriano, condamné à 16 ans de prison pour la mort de sa fille Joana, a ainsi été marquée par un nouveau témoignage qui met en cause l'authenticité des photos.
"Ce que j'ai vu c'était un seul coup, très fort, du côté droit," à indiqué le médecin soulignant qu'il serait impossible que les bleus do coté gauche du visage puissent avoir été faits avant sa consultation. Selon les explications données par Léonor au médecin, les lésions présentes sur son visage au moment de la consultation ont été provoquées par une chute volontaire dans les escaliers, après son interrogatoire.
Ce n'est pas la première fois que l'authenticité des photos, prises au sein de la prison, est mise en cause, car elles montrent une Léonor Cipriano avec des bleus sur les deux côtés du visage, en particulier dans les yeux.
Une analyse numérique, effectuée par des experts légaux à la demande de la défense des inspecteurs, avait déjà souligné le manque de fiabilité des photos. Leur basse résolution, l'absence de date ou de l'heure, ont rendu impossible une analyse plus complexe.
Léonor a été battu au sein de la prison même et non par la PJ
Une ancienne codétenue de Léonor Cipriano, en déclarations exclusives à ce blogue, avait déjà confirmé que Léonor Cipriano avait bel et bien été agressée au sein de la prison après son retour des interrogatoires à la PJ.
"Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," avait alors confirmé cette ancienne codétenue de la mère de Joana.
Après l'agression au sein de la prison, soulignant qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor, contrariant ainsi l'authenticité des photos (lire l'article).
Un ancien chef des gardes de prison était déjà venu à la barre pour dénoncer un comportement anormal de la directrice de la prison, Ana Maria Calado, en marge d'une relation bizarre avec Léonor. La responsable de la prison lui aurait alors suggéré de changer un rapport écrit à propos de quelques marques rouges sur le visage de Léonor au moment ou elle rentrait de son interrogatoire à la PJ. Dans le même rapport, le chef des gardiens donnait également compte des explications de la mère de Joana à propos de ses lésions : selon elle les marques rouges étaient bien le résultat d'une chute dans les escaliers après son interrogatoire.
Aujourd'hui, à la demande des avocats de défense des cinq inspecteurs de la Police Judiciaire, le juge qui préside le jugement à accepté de ne pas entendre le témoignage de la directrice de la prison, Ana Maria Calado. La demande se base, selon Maître António Pragal Colaço, représentant de quatre des cinq inspecteurs, sur l'existence d'indices de que la directrice de la prison d'Odemira, Ana Maria Calado, ne serait pas un témoin crédible et impartial.
Une lettre d'une codétenue, adressée aux autorités après les accusations faites à l'encontre des inspecteurs, renforce cette version : selon ce témoin, la mère de Joana avait reconnu auprès de ses codétenues qu'elle serait tombée dans les escaliers, mais que, après une réunion avec la directrice de la prison, elle aurait changé sa version affirmant avoir été torturée et qu'elle comptait toucher une indemnisation.
Un procès qui vise Gonçalo Amaral plus qu'un autre
Marcos Aragão Correia, l'avocat de Léonor Cipriano, prétend maintenant que le Ministère Public (MP) autorise l'ouverture d'un procès autonome à l'encontre de l'ancien inspecteur Gonçalo Amaral. Selon l'avocat, l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann serait "le principal responsable" des allégués agressions sur sa cliente. En déclarations aux journalistes à sa sortie du tribunal, l'avocat, connu pour sa liaison à l'affaire Madeleine McCann, à indiqué que l'accusation était incomplète tant qu'Amaral n'était pas jugé comme principal responsable et puni pour les allégués actes de torture.
Devant le Tribunal de Faro sont jugées cinq inspecteurs de la PJ accusées par le Ministère Public (MP) de divers crimes : Gonçalo Amaral, l'ancien coordinateur du Département d'Investigation Criminelle (DIC) de Portimão, est accusé de ne pas avoir dénoncé les allégués agressions, Leonel Lopes, Pereira Cristóvão et Marques Bonne, sont accusées d'avoir torturé Léonor Cipriano afin d'obtenir sa confession, tandis que l'inspecteur Nunes Cardoso est lui accusé de falsification de documents.
Marcos Aragão Correia, qui avait déjà admis être rentré dans l'affaire Léonor Cipriano à la demande des détectives espagnols au service de Kate et Gerry McCann - ce que Metodo 3 à pourtant nié - continue à viser particulièrement Gonçalo Amaral dans un procès ou personne ne comprend exactement quel serait le rôle de l'ancien coordinateur de l'enquête à la disparition de Madeleine McCann.
Les allégués agressions ont eu lieu en 2004, mais ce n'est qu'en février de 2008 que le tribunal décide que Gonçalo Amaral serait également jugé à côté des autres quatre inspecteurs, ceci malgré le fait que Léonor Cipriano avait toujours affirmé que l'ancien responsable de la PJ n'était pas présent au moment des faits.
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30/10/2008
"Nous l’avons battu (Leonor), car personne n’aime les assassins d’enfants"
(Mise à jour) "Les bleus dans le visage de Léonor Cipriano n'ont pas été faits par les inspecteurs (de la PJ)... elle a été bien arrosée dans la prison après son arrivée, en prison personne n'aime les assassins d'enfants," affirme une ancienne codétenue de la maman de Joana soulignant qu'après cette agression "Léonor avait un traitement de faveur de la part de la directrice." La codétenue va plus loin et soutient qu'il n'y a jamais eu autant de bleus sur le visage ou le corps de Léonor même après l'agression de qu'elle aurait été objet au sein de l'Établissement Pénitentiaire d'Odemira, contrariant ainsi la véracité des photos présentés devant le Tribunal de Faro.
Les révélations faites à SMM, selon cette ancienne détenue, ne sont pas nouvelles, mais n'ont pas été tenues en compte par la Police Judiciaire : "quand j'ai appris ce qu'elles avaient en tête (Léonor et la directrice) j'ai envoyé une lettre à Faro, mais je ne l'est pas signé, car j'avais encore du temps à faire et je ne voulais pas de problèmes."
Si depuis les allégués agressions de qu'elle aurait été victime Léonor à toujours affirmait que l'ancien coordinateur Gonçalo Amaral ne l'avait jamais touché, aujourd'hui, après l'arrivée de l'avocat Marcos Aragão, elle affirme tout le contraire, changeant de version à plusieurs reprises au cours du procès.
Une affaire avec plusieurs liaisons dangereuses
Au cours des dernières sessions du tribunal, un ancien chef des gardes de prison est d'ailleurs venu confirmer le comportement anormal de la directrice et sa relation bizarre avec Léonor : selon lui, la responsable de l'établissement aurait même suggéré qu'il devrait changer le contenu d'un rapport écrit à propos du retour de Léonor Cipriano de la PJ de Faro avec quelques marques rouges sur le visage.
Le chef des gardes, António Maia, qui a été entendu comme témoin, a indiqué qu'il était en service le 15 octobre et que Léonor Cipriano, de retour en prison, lui avait confirmé qu'elle était bien tombée dans les escaliers après son interrogatoire dans le bâtiment de la PJ à Faro, car, citant la mère de Joana, elle avait éprouvé un vertige après avoir passé plusieurs heures sans manger. Ce sont ces déclarations, consignées dans le rapport d'Antonio Maia, que la directrice Ana Maria Calado, lui aurait suggéré d'altérer.
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